Chateau d'Oron
 Catalogue de la Bibliothèque du Château d'Oron

  
Auteur: GORJY
Titre: Nouveau voyage sentimental.
Edition: BASTIEN Londres Paris
Annee: 1784
Volumes: 1
Format: in-18
Observations: GORJY (Jean-Claude), romancier français,née à Fontainebleau en 1753, mort à Pince-loup, près de Rambouillet, en 1795. Il débuta par un Nouveau voyage sentimental (1795, 2 vol. in-8°, 6e édit.), et fit jouer, en 1787, à la salle de Beaujolais, les Amours d'Arlequin et de Séraphine et les Torts apparents ou la Famille américaine (sic), comédit en trois actes. Dans la même année, il publia sous le titre de Blançay, un roman en 2 volumes in-18, ouvrage fort simple d'invention, qui contient des pages attachantes, des peintures vraies, un dialogue heureusement étudié, et, par-dessus tout, un franc sentiment d'honnêteté. On est fondé à croire qu'il y a dans Blnçay beaucoup de la propre histoire de Gorjy. Gorjy semble avoir été secrétaire ou intendant de M. de Villeurnoy, son protecteur. Quoi qu'il en soit, le succès de Blançay inspira à l'auteur quelque hardiesse; de 1789 à 1792, il fit paraître plusieurs autres romans du même goût et du même format: Victorine (2 vol. in-12), Saint-Alme (2 vol. in-18), Lidorie (2 vol. in-12); ce dernier ouvrage est écrit dans le vieux style des chroniques. Tous ces petits livres, dont les vignettes sont signées Gorjy delineavit, eurent une certaine vogue. Citons encore : Les Tablettes sentimentales du bon Pamphile (2 vol. in-12). La même année, il publia par souscription le pamphlet le plus ténéraire, le plus mordant qui eût encore été dirigé contre la Révolution : Ann'quinBredouille, ou le Petit cousin de Tristram Shandy, oeuvre posthume de Jacqueline Lycurgne, actuellement fifre major au greffe des menus-derviches (6 vol. in-18, avec fig.) Le premier volume parut sans signature, mais le deuxième et les suivants portèrent cette désignation : “Par l'auteur de Blançay”. Cet Ann'quin Bredouille est un type allusif comme le John Bull des Anglais, ou comme notre Jacques Bonhomme. Gorjy ne craint pas de s'attaquer à Marat, à qui il donne le nom transparent de Tamar, et de faire des personnalités fort osées. La peinture des moeurs du temps l'occupe longuement et les événements de la rue trouvent place dans sa galerie; les fêtes, les assemblées, les fédérations du Champ-de-Mars sont décrites dans son livre avec un soin dans le détail, une verve de couleur extraordinaires. De téméraires pantalonnades sur la guillotine terminent cette publication d'Ann'quin Bredouille brusquement interrompue. Gorjy, qui ne paya point de sa t^te, comme on l'a dit par erreur, ses audacieuses satires contre la Révolution, brisa dès lros sa plus et n'écrivit plus une seule ligne. La mort, il est vrai, ne lui laissa guère le temps de songer à de nouvelles oeuvres. les Allemands ont publié en 1798 une édition des ses oeuvres.
Cote: RGC 27